16 e Prix National de la photographie ouverte…

Au Musée de la Photographie de Charleroi.

Vernissage ce vendredi 21 mai à 19 h 00

Exposition du 20 mai au 19 septembre.

J’ai l’honneur d’avoir été retenu parmi les lauréats et avec moi Ann-Sophie Costenoble qui a été l’une de mes étudiantes.

Nous présenterons notre travail au Musée et espérons vous y croiser à l’occasion de ce vernissage !

Invitation cordiale à tous !

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La visite d’Olivier Papegnies…

 

Comme promis, Olivier est venu parler de son métier dans notre classe.

Il laissera dans nos mémoires le souvenir d’un grand moment de partage.

Nous avons eu l’occasion de découvrir un véritable auteur, sensible et d’une très grande humanité.


Il est venu en toute simplicité partager avec nous sa passion, sa joie de pratiquer son métier.


Jamais il ne s’est mis en avant. Il a laissé les photographies parler pour lui et nous avons assisté à une projection très riche et magnifiquement commentée…

 

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Il nous a aussi fait part ses désillusions…

 

Son investissement dans le métier de photo-journaliste – il n’aime pas l’appellation « photo-reporter », il préfère « artisan » et/ou « ouvrier » de l’image – est resté entier, son désir d’informer est demeuré intact malgré les difficultés et la transformation de ce métier en forme de « nivellement vers le bas »… 

 

Il a choisit son camp.

Il s’est fait le porte-parole des « sans voix ».

Il a pu le démontrer par ses images; il est  toujours au plus près de son sujet, le pauvre, l’opprimé, la victime innocente… 


A Tchernobyl, Bophal, au Tibet, à Na-trangh ou dans le détroit du Mé-Kong, il s’est rangé de son côté et il tente de dénoncer l’injustice dont il est victime. 

 

« J’avais l’envie de raconter leur histoire… »

 

L’envie de raconter, de témoigner, c’est ce qui l’ani
me.


Même s’Il sait que ce n’est pas gagné d’avance, que les images qu’il produit ne trouvent pas forcément et tout de suite l’écho qu’elles méritent – car elles ne montrent pas ce que l’on a spécialement envie de voir – il continue, il va « aux charbons » car il a en l’image une confiance indéfectible. 

 

Il sait qu’un jour, dans un avenir plus ou moins proche, elles finiront par être reconnues pour ce qu’elles sont, elles parleront toutes seules et d’elles-mêmes et l’objectif poursuivi sera atteint, c’est obligé !

 

Ce qu’il nous a bien démontré c’est qu’il fallait y croire, tout le temps, positiver, enfoncer des portes si besoin est pour imposer ses images même si celles-ci dérangent.

 

« Aller aux charbons » c’est aussi une belle expression qu’il a utilisé à plusieurs reprises pour dire qu’il fallait en plus de leur donner naissance, s’occuper de ses images pour les diffuser ou les « imposer » dans les diverses rédactions et que ce travail de post-production était bien peu gratifiant mais il était obligé sinon la « mort » s’ensuivait… 

 

Une certaine solitude donc dans ce métier ou la « salade » doit être vantée pour être vendue !!! 

 

Olivier travaille aussi sur commande. 

Lui reprocherait-on ?  

Il a accepté quelques compromis mais toujours de façon lucide et en gardant sur le sujet « commandé » un regard critique.

Il a appris à prendre de la distance, du recul.

L’alimentaire est obligé, la vie l’impose… 

Il a accepté le compromis mais jamais la compromission. 

En cela il reste fidèle à lui-même et entièrement investit dans sa profession, son sacerdoce ? 

 

« Il n’y a pas de grands ou de petits reportages, il y a Le Reportage »

 

C’est sur cette citation (de celui qui l’a guidé dans le métier) et qu’il s’est plu de rappeler que je terminerai cet article.

 

Que cette citation devienne une devise pour chacun, c’est ce que je souhaite à tous !

 

Merci à toi Olivier.

 

Ton ancien professeur et ami.

 

Samuel

 

 

La soirée avec Olivier : Le 19 Mars à 18 H.

Mise à jour de l’article ce mardi 16 

 

Bonne nouvelle !

 

Olivier vient de rentrer de Thaïlande, il m’a envoyé un courrier, je réalise un copier-coller de ce courrier pour vous donner un peu l’eau à la bouche Clin d'oeil

 

Voici :

 

 » Bonjour Sam,

Tout va très bien, je te remercie. et toi, comment va la vie ? Je suis ravi de savoir que nous ne serons pas que nous deux ce vendredi !

(je lui ai écrit que nous serions plus de 20)

Je suis de retour de Thaïlande depuis hier après-midi, ce qui veut dire que je n’ai toujours rien préparé mais cela ne saurait tarder…

Je souhaiterais faire un slideshow pour présenter différents sujets tel que : Agent Orange, Tibétains, Jour après jours, Les enfants de Tchernobyl, Bhopal 25 ans après, Haïti, … ainsi que des images faites pour la presse quotidienne belge afin de percevoir la différentes entre le photojournalisme et le news.

Je préparerai également un petit portfolio. Si le temps me le permet, j’essayerai d’emporter quelques publications ainsi que quelques tirages.

Penses-tu qu’il soit réalisable de présenter cela sur une forme de question réponse ? J’expliquerai l’histoire du reportage et tes étudiants me poseraient les questions qu’ils veulent lors du diaporama. Préférable pour moi, qui ne suis pas un grand orateur, laisser parler les photographies… »

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Il y a quelques  années, c’était en septembre, une rentrée des classes comme les autres…

Chacun se présentait à la classe et expliquait ses motivations par rapport aux cours de photo.

Quand ce fut le tour d’Olivier, il nous informa qu’il avait déjà un métier, que la photo c’était plus un hobby et qu’il avait surtout besoin d’informations techniques sur un appareil photo qu’il avait acheté…

 

Bref, il ne comptait pas s’éterniser. Pour lui, quelques mois de formation suffiraient.

 

Trois ans plus tard, il était toujours là, il terminait brillamment le cycle complet et il se préparait à partir en Inde pour aller se confronter à une réalité sur le terrain et surtout s’investir et ramener un vrai reportage, comme un professionnel…

 

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Quand le virus est installé il est difficile de s’en débarrasser !

 

Aujourd’hui Olivier ne pratique plus son ancien métier, il s’est spécialisé dans le photojournalisme. Il arpente  tous les continents et couvre par des photographies divers articles pour la presse écrite. Il travaille pour des agences prestigieuses et publie ses images dans des journaux à très grands tirage. Lien 

 

Il adore ce merveilleux métier, il en vit mais il en souffre aussi car c’est un métier difficile.

 

Pour en vivre, il faut beaucoup travailler, beaucoup publier, être disponible tout le temps et prêt à partir à n’importe quel moment. Il faut avoir une très bonne santé physique  et un moral d’acier car on est souvent confronté à de très dures réalités ; guerres, catastrophes, misères, maladies etc .

 

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Mais bon voila quand on aime et qu’on a choisit, on ne compte pas et on évite de se plaindre…

 

Une chose est sûre, le métier est passionnant.  Il a ceci de particulier c’est qu’il n’est pas routinier, il plonge directement dans le réel, il comporte un bonne part d’aventure, il permet de voir du pays et il prédispose aux rencontres.

 

C’est un rêve de photographe !

 

Olivier a choisit ce métier…

 

Le 19 mars, il viendra dans notre classe nous expliqu
er pourquoi.

 

Il nous dira ce qui le motive et l’anime, il partagera avec nous ses expériences, ses joies et ses désillusions.  Il nous parlera  de ses images, toutes ses images, en ce compris celles qu’il prend aussi au hasard d’un paysage traversé, comme une pause dans cette folie du monde et nous verrons qu’il a une sensibilité à fleur de peau  car par delà son travail excellent de reporter il sait aussi rendre compte de la beauté d’une lumière ou d’un visage et nous émouvoir simplement.

 

Réservons-lui un accueil chaleureux…

 

Je compte sur votre présence.

 

Vous pouvez vous connecter sur son site pour de plus amples informations et visiter son portfolio. Cliquez ici

 

Inscrivez-vous via le champs « commentaires » ci-dessous.

 

Un nouvel espace de téléchargement.

Le serveur E-snips semble ne plus fonctionner correctement.

J’ai donc créé un nouvel espace d’hébergement des fichiers pour les exercices.

Vous pouvez le trouver en clquant sur le lien que j’ai créé ce matin, ici dans la colonne de gauche.

Le site :  http://www.humyo.fr

Là, vous devez vous connecter mais pour cela, il faut les codes d’accés que je vous communiquerai volontier pas e-mail privé.

Ecrivez-moi un e-mail à l’adresse samuel.delcroix@gmail.com

Bien à vous

Bonnes vacances de carnaval à tous !

 

A vos agendas !

Une petite annonce ce soir : La rencontre avec Olivier Papegnies aura bien lieu et la date a enfin été définitivement fixée au vendredi 19 mars 18 h dans ma classe (N°8) à l’ IEPS de Jemappes.

Je publierai très prochainement un article complet pour présenter et l’Invité et son travail.

Je compte sur votre présence; ce sera un moment rare à ne surtout pas manquer !

Une rencontre à venir…

Bonne nouvelle !

Mon ancien étudiant et ami olivier Papegnies (reporter international) est de retour d’Haïti et il répond positivement à la demande  que je lui avait faite à savoir : venir parler de son métier et de sa passion dans notre classe !!! 

ça n’a pas été une mince affaire…

En matière de photo, le garçon est talentueux.

Il est passionné et courageux.

Il n’a peur de rien mais quand il s’agit de parler il se fait très discret et en devient même presque timide.

Mais bon voila j’ai réussi à le convaincre !

Je lui ai proposé des dates, dès que j’ai sa réponse avec son choix, je publierai une annonce et je compte sur votre présence…

Exposition à Bruxelles : Galerie « Images au carré »

En ce début d’année, je présente à tous, mes meilleurs voeux …

Que cette année soit riche en projets photographiques !

Ann Sophie Costenoble; ancienne étudiante, bourrée de talent (http://www.ascostenoble.be/expose en compagnie de deux autres photographes à Bruxelles à la Galerie Image au carré

Ci dessous le carton d’invitation et si vous cliquez dessus vous entrez dans le site web de la galerie…

A ne surtout pas manquer ! 

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La vie est une joie et une souffrance…

La vie de ce journal est teintée à la fois de joie et de tristesse.

Hier, je recevais Patrick Tombelle dans ma classe et nous échangions des réflexions autour de la photographie…

Patrick, avec sa sensibilité nous apportait son témoignage; il partageait avec nous son amour pour la photographie.

Nous lui sommes très reconnaissants car nous avons en sa compagnie passé une très belle soirée de partage…

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Aujourd’hui, c’est sur la tombe de l’une de nos étudiantes que nous nous sommes retrouvés.

Et là, comme dans la classe, nous avons donné à la photographie la place qui lui revenait en regardant avec attention et attendrissement les photos de France, disparue tragiquement un matin d’octobre….

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Hommage à France…

Ce Samedi 12 décembre 2009 à 14 h 30, nous nous rendrons au cimetière de Mons (plus précisément au columbarium) pour rendre à France un dernier hommage…

Adresse : Chemin de la Procession. 

Ci dessous 2 images plan pour s’orienter.

Itinéraire :

Emprunter le ring et le quitter pour la direction Binche/Baumont.

Dépasser le Vaux-hall (parc de Mons)

Au carrefour avec feux; emprunter à gauche la chaussée du Roeulx en direction de Havré et la suivre jusqu’au 1er carrefour avec feux.

Tourner à gauche aux feux et poursuivre dans le Chemin de la Procession jusqu’au parking du cimetière.

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La visite de Patrick Tombelle…

Le vendredi 11 décembre à 18 H, dans ma classe (local 8 de l’ IEPS) j’aurai l’honneur d’accueillir mon collègue et ami Patrick pour une conférence/présentation de son travail de photographe…

Un rendez-vous à ne surtout pas manquer en cette veille de vacances !

Ci-dessous, vous pouvez lire le texte/réflexion qu’il me propose pour illustrer son travail.

Invitation cordiale à tous !

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 » Et si je devais montrer mes photographies pour une dernière fois, pour en faire une dernière exposition, que montrerais-je ?

Au départ du questionnement sur cette possibilité qui m’est soudainement et récemment apparue, le désir de comprendre, encore une fois, ce qu’est une photographie a produit le choix d’images que ce petit livre contient.

Issues de reportages divers, ne traitant ni d’un thème particulier ni d’un sujet localisé dans un temps ou dans un espace déterminés, ne prétendant ni à la grandiosité de la rétrospective ni à la solennité d’une sélection finale – la recherche s’est plutôt effectuée dans un stock d’images parmi les moins montrées -, mon choix a été dicté par ce simple critère : la photographie présentée est-elle une vraie image ?

Ici, la question n’est pas de savoir si une photographie est sans retouche ou si elle a subit une quelconque forme de trucage, ce qui aux dires de certains lui ferait perdre sa qualité de vérité, de véracité. Non, c’est d’autre chose dont il est question. Qu’est ce qu’une « vraie image » en photographie ? Qu’est-elle pour moi, puisque je ne peux vous offrir ici que ma conviction personnelle sur ce point. Je vais essayer d’y répondre le plus simplement possible.

La photographie est liée à la lumière et c’est elle qui autorise, par l’artifice technique de l’appareil photographique, la capture, dans une surface donnée, d’un instant choisi. Elle permet donc, et c’est cela sa particularité comme moyen d’expression, de saisir en une fraction de seconde un instant fugace, mouvant, issu de la vie. Pour moi, l’idée de l’instant photographique est liée à la notion d’image vraie.

Dans la prise de vue photographique, deux instants s’unissent. D’une part, la réalité, comme une suite d’instants s’enchaînant sans discontinuité, en comporte parfois un, particulier, dont la qualité première est de concrétiser, de symboliser, de résumer, de condenser l’essence même de l’événement s’inscrivant dans cette réalité. C’est le premier instant, celui du monde autour de nous. D’autre part, le photographe, comme un être fait d’états émotionnels et intellectuels, de préoccupations, de désirs, de passions, de préjugés, d’appréhensions et de bien d’autres choses encore, se trouve être là à un moment singulier de cet événement. L’instant qu’il va choisir pour appréhender l’événement va être teinté, immanquablement, de son propre état. Cet instant, le second, est celui du monde à l’intérieur de nous, celui de cet homme appelé photographe. Les deux mondes s’unissent quand, dans un nouvel instant unique et autonome, à la frontière du magique, de l’incompréhensible, de l’ineffable mais aussi sous l’effet d’un état d’attention, de tension, de précision et de conscience aiguës, les deux instants se fondent pour ne plus former qu’une entité : la photographie vraie, la vraie image où vérités de l’événement et du photographe se confondent dans une harmonie momentanée mais oh combien précieuse. 

Ainsi, tout comme celle recueillie par compassion sur le linge de la Véronique biblique, l’image, surpassant à la fois l’événement et celui qui le rapporte, peut alors entamer sa carrière et devenir une vrai image, une vera icon »

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                                                                                                             Patrick Tombelle 

Son site :  www.tombellephotos.com