Marathon Photo – Opus 7 ->  » Chien « 

Dans le marathon, j’ai réservé une place aux êtres vivants et pour commencer, j’ai décidé de penser aux animaux. Je vous avais déjà présenté un singe mais c’était pour illustrer le mot « Bijou ».

Aujourd’hui pour ce septième opus, je propose le mot « CHIEN ».

Il y a beaucoup de références aux chiens dans l’histoire de la photographie.

­On les voit apparaitre ici et là dans l’œuvre de très nombreux photographes.

Elliot Erwitt ou le regretté Michel Van Den Eeckhoudt (par exemple) ont proposé de très bonnes images où ils occupent une place de choix. Elliot Erwitt les utilisait dans ses photographies de mode et les considérait comme de véritables mannequins. Michel Van Den Eeckhoudt les aimait simplement, comme des amis. Sans vraiment les chercher, il les trouvait au hasard de ses déambulations et il donnait d’eux des images souvent très attendrissantes.

Pour illustrer ce nouveau mot j’avais l’embarras du choix et pourtant je n’ai choisi ni l’un ni l’autre car même si le chien est présent dans leurs œuvres, il n’en est pas le centre.

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En revanche, il est un photographe américain répondant au nom de William Wegman qui a fait du chien l’unique sujet de son œuvre. C’est à lui que j’ai donné ma préférence.

Tirée de son travail de plus de trente années, j’ai pioché une image peu ordinaire où le chien semble à la fois présent et absent. On ne le découvre pas tout de suite. Il se fond dans le décor et disparaît derrière le costume dont il est affublé.

C’est le côté monochrome qui apparaît d’emblée; les feuilles, les motifs du papier peint…

Ce n’est qu’en se penchant un peu plus attentivement qu’on voit la silhouette du chien et ici et là, au hasard des trouées entre les feuilles, son pelage, son museau, ses pattes et … son air triste et résigné.

L’œuvre toute entière de William Wegman est teintée d’humour. D’un humour très « british » sans moquerie ni cruauté.

En voyant ce chien sous cet angle et dans cette situation cocasse, on ne peut s’empêcher de sourire et même de s’émouvoir de son triste sort.

On ne se moque pas vraiment; on sourit en découvrant sa position peu enviable et puis on s’en émeut. 

Nous sommes des êtres humains dotés de sentiments et nous ressentons en nous-mêmes un peu de peine pour la « pauvre bête » qui subit…  

Le paradoxe c’est de n’avoir pu s’empêcher de sourire d’une situation qui n’est pas réjouissante.

L’un des objectifs poursuivis par l’auteur serait-il de jouer avec ces sentiments opposés ?

Une chose est sûre : En les faisant poser comme de véritables êtres humains et en leur prêtant des comportements extravagants (port de costumes loufoques, poses grotesques, attitudes saugrenues etc.) il parvient à nous les rendre proches et de toute cette absurdité il se dégage finalement beaucoup de douceur.

Acquis en 1970, il appelle son premier chien « Man Ray ». Ça ne s’invente pas !

Son œuvre flirte en permanence avec l’absurde, le surréalisme.

Il raconte que lors de l’adoption du chien (forcée car c’est sa femme qui en voulait un, pas lui) une fois rentré au domicile, le chien alla s’asseoir tout naturellement sur un fauteuil et pris une pose très photogénique dans une lumière très particulière !

C’est à ce moment là que le déclic se produisit. Et le déclic pour un photographe c’est très important 😉

C’était en 1970 ! La critique au tout début n’y voyait que de l’humour au premier degré. Pour elle, c’était gentil, sans plus…

Depuis cette époque, son travail a beaucoup progressé et aujourd’hui la même critique reconnaît et salue son grand talent, son inventivité, son sens du graphisme et ses dimensions plastiques.

L’œuvre de William Wegman s’est fortifiée au fil des ans.

Sa démarche s’est affinée et on peut dire à présent qu’elle est devenue « plasticienne » dans le sens où le chien n’est plus qu’un prétexte pour nous présenter de la mise en scène. Il se sert de lui comme d’une figure récurrente et ce qu’il nous propose ce sont des portraits en situation, des installations soignées dans des décors judicieusement préparés… 

L’objectif est de faire passer une impression globale où formes, couleurs, motifs concourent avec lui pour former un ensemble séduisant.

Graphiques et innovantes, ses propositions ne laissent pas indifférent.

D’image en image l’expression du chien est immuable ; sa docilité et son air triste sont permanents. C’est le contexte qui change ; le décor, les couleurs, les objets qui l’environnent. Le chien est devenu une sorte de colonne vertébrale dont l’artiste se sert pour développer autour et à partir d’elle toute sa créativité.

La force de l’œuvre, c’est son renouvellement.

En n’utilisant qu’un seul sujet il courrait le risque de l’épuiser mais c’était sans compter sur sa créativité et son intelligence, son sens de l’humour, de la dramaturgie, du graphisme… j’en passe !

Il a réussi à nous proposer au fil du temps des images surprenantes dans une démarche en perpétuelle évolution et toujours réjouissantes.

Aujourd’hui, il jouit d’une reconnaissance internationale et du privilège d’être à la fois reconnu du grand public et admiré par les connaisseurs, même les plus exigeants.

N’est-ce pas justement le propre du génie ?

 

 

Marathon Photo – Opus 6 ->  » Érosion « 

Pour cette sixième semaine je vous propose le mot « Érosion » et pour l’illustrer, l’image de Minor White qu’il réalisa à Point Lobos – Californie en 1952.

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Avec ce nouvel opus je voulais un mot qui laisse de la place à l’imagination et à la subjectivité.

Si j’ai choisi Minor White c’est précisément parce ce que ce grand photographe savait donner du réel, une vision très personnelle, proche de l’abstraction.
On admet volontiers qu’il fait partie de ce mouvement photographique qu’on appelle « Photographie subjective » et que pour lui, comme pour Aaron Siskind (père de la photographie subjective et abstraite) ce sont les surfaces, les textures, les motifs etc. qui permettent de créer de nouvelles images presque totalement indépendantes de leur sujet d’origine.

Il nous propose une vision à la croisée des chemins entre peinture et photographie où les formes, matières, volumes ont une place fondamentale. Dans son approche à la fois expressionniste et abstrait c’est moins le sujet qui interpelle, c’est son traitement.

Tout au long de sa carrière il a été une sorte d’explorateur d’une autre réalité photographique.

Ses cadrages souvent resserrés brouillent les pistes en ne donnant pas toujours les indices permettant d’estimer les dimensions et/ou profondeurs des espaces. Les perspectives sont souvent perturbées par des jeux subtils de lignes qui les contrarient et de même les contrastes et jeux de champs-contrechamps perturbent notre perception du sujet. Les échelles des plans (c’est à dire les rapports entre les différents éléments qui se trouvent dans la composition) sont inattendues, inhabituelles …

Bref, quand on découvre certaines de ses photographies pour la 1ère fois – et c’est le cas ici avec cette image de Point Lobos – on est frappé par l’étrangeté qui s’en dégage.

Elle nous intrigue car on ne peut décrypter le sujet du premier coup d’œil ; c’est une sorte de vue en trompe l’œil.

Ça ne dure que l’espace d’un tout petit instant mais cet instant est précieux et ce n’est qu’après une lecture un peu plus attentive que l’on découvre la « tromperie ». Il parvient à nous surprendre car d’une réalité tangible et directement à la porté de de son regard, il nous propose une évocation. En un mot, il réussi le difficile pari qui consiste à transcender une réalité ordinaire et à en donner une interprétation subjective, d’une grande puissance évocatrice.

L’effet de surprise fonctionne et la magie opère. Elles provoquent en nous joie, émerveillement, jubilation et même si le « truc » est révélé, le tour est joué.

Le but est atteint.

Dans cette image on est troublé par le fait que le rocher semble se soulever du sol et flotter dans l’air. La forme étrange de la vague blanche suggère l’idée d’une langue qui s’avance vers ce qui ressemble à un visage de profil; on y voit une bouche ouverte et avide, prête à l’aspirer.

La bosse puis le creux du rocher situés juste au dessus de la bouche font penser aux reliefs d’une figure humaine ou animale; on y voit une joue et dans une cavité orbitale, un œil. Une expression proche du recueillement se dégage de l’ensemble.

Si on s’attarde sur les détails on constate que l’érosion a dessiné une sorte de vague dans la masse rocheuse. On dirait que par ses assauts répétés la vague a réussi à graver une signature, sa signature.

Son portrait ? Son autoportrait ?

Bien sûr, on dira que cette image c’est un tout, que l’érosion du rocher en fait partie mais que ce n’est pas le sujet à proprement parler que tout cela relève de mon imagination et mon interprétation personnelle.

A cela, je répondrai que je suis d’accord mais j’ajouterai que le thème de l’érosion même s’il n’est pas dominant, en fait partie. Il s’insinue dans l’ensemble avec finesse et intelligence. Sans lui, l’image n’aurait sans doute pas la même force.

Je propose mon analyse et ma grille de lecture avec l’espoir de susciter l’envie de réfléchir aux sens multiples que peuvent prendre les images.

Quand l’œil est aux aguets, le regard devient perçant et pour celui qui sait regarder il y a toujours quelque chose (d’autre ?) à voir …

 
 

 

Marathon Photo – Opus 5 ->  » Escalier « 

Marathon Photo (opus 5)

Pour ce cinquième opus j’ai sorti de ma liste le mot « Escalier » et pour l’illustrer j’ai trouvé la photo de Sherry Akrami, une jeune photographe iranienne.

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Pourquoi cet escalier qui en fait n’en est pas un au sens premier du terme, à savoir cet espace constitué de marches et que l’on emprunte pour effectuer un parcours de bas en haut ou de haut en bas ?

Parce que l’image propose seulement l’idée décalée de l’escalier et non l’espace fonctionnel tel qu’on l’attend mais sa transposition dans l’architecture sous forme d’un dessin l’imitant.

On est frappé par la rigueur de la composition, sa sobriété, l’absolue verticalité des colonnes, l’absence de fuyantes et l’équilibre de l’ensemble (le nombre de colonnes avoisine le nombre des marches).

C’est un point de vue frontal sur un seul plan composé presque uniquement d’éléments rectilignes sur fond de ciel diaphane avec nuages aux mouvements obliques et dans lequel se détache la frêle silhouette de l’oiseau, elle-même alignée dans le mouvement des nuages ; son univers, cet espace aérien duquel il vient.

C’est une silhouette parfaitement découpée, posée pile à l’angle droit de la marche  et qui s’inscrit dans la composition comme le « personnage » d’un Jeu d’arcade se déplaçant en sautillant d’obstacles en obstacles.

La figure ici, c’est l’oiseau qui peut s’élever dans l’air et qui peut défier les lois de la pesanteur mais qui semble nous indiquer qu’il a choisi de ne pas faire usage de cet immense privilège.

Il est en mode « pattes » ses ailes sont désactivées …

Il vient nous narguer en se posant fièrement au sommet de la plus haute des marches comme s’il voulait démontrer qu’il est capable de faire mieux que nous ; voler certes mais aussi sauter plus haut, bien plus haut que nous n’en sommes capables !

Il joue avec nous ? Il nous imite ? Il se moque ?
Que veut-il nous dire ?
A toutes ces questions il est impossible de répondre.

En revanche on peut se laisser entraîner, se promener avec lui dans l’image sans trop se prendre la tête et ainsi ressentir sa liberté, sa légèreté et toute la joie qu’il exprime.

Marathon Photo – Opus 4 ->  » Bijou « 

Pour cette quatrième semaine, j’avais l’envie de proposer un objet.
J’ai regardé dans ma liste et un mot m’a semblé plus brillant que les autres, c’est le mot « Bijou ».
Pour l’illustrer j’ai choisi une photographie de SØlve SunsbØ, un photographe de mode d’origine norvégienne qui travaille à Londres.

En général la photo de mode ne m’intéresse pas beaucoup.

Rares sont les photographes de mode qui parviennent à me surprendre, à dépasser le cadre commercial et la réponse attendue par rapport à la commande et qui proposent une vision personnelle débarrassée de toutes contraintes.
On ne le niera pas, depuis que la photo de mode existe, il y a bien un « style photo de mode », un style du moment dans lequel presque tout le monde s’engouffre.
Un style propre à une époque, souvent léché et presque toujours détaché de la réalité de la vie quotidienne.
Un style qui se veut original mais qui souvent ne fait que reproduire des clichés éculés.

Aujourd’hui par exemple, ce sont les effets « vintage ». Les vignettages, filtres et autres tralalas imitant les films couleur et les rendus Polaroîd & Toy Camera des années 70-80 qui font fureur.

Si j’ai choisi SØlve SunsbØ et l’image de son singe posant dans l’éclairage très soigné du studio avec une parure de bijoux, c’est précisément parce qu’à l’opposé de tout ce qui a été dit précédemment il y a le « coup de patte » personnel qui apporte la dimension artistique et justement détaché de ce qui se fait d’habitude.

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L’image très propre et très touchante d’un singe, singeant les attitudes hautaines des mannequins se veut avant tout humoristique et/ou ironique.
Elle interpelle car elle prend le sujet à contrepied de ce qui se fait traditionnellement dans ce milieu où ce sont surtout les qualités plastiques des mannequins aux mensurations bien définies qui mettent en valeur, le vêtement, l’ornement, l’accessoire etc. Valeurs qui traditionnellement sont définies par des « directeurs artistiques » attachés aux services des marques.
Sa pose est maniérée et stéréotypée ; elle appartient au répertoire familier des poses académiques propres aux clichés de la mode.

Ce n’est qu’un singe mais l’attitude adoptée (déhanchement léger, main levée) imite à la perfection la dégaine des mannequins professionnels dans les défilés des grands couturiers.

Ce n’est qu’un singe mais son comportement s’apparente à celui d’un être humain; ses yeux fermés suggère la plénitude, le sentiment de bien–être, le plaisir de porter le précieux ornement et de s’exhiber avec lui.
L’image est forte, troublante, émouvante …
Ce n’est pourtant qu’une image à vocation publicitaire.
Dans cinquante ans on en parle encore car elle est pleine de sens.
J’en suis convaincu !

Marathon Photo – Opus 3 -> « Intempérie »

Pour cette troisième semaine, j’ai regardé dans ma liste de mots et j’en ai trouvé un qui me semblait tomber à pic.
La météo de ces derniers jours a sans doute guidé mon choix.
Je propose le mot « Intempérie ».
L’intempérie, c’est le mauvais temps au sens large ; la pluie, le vent, la neige, la tempête etc.
Pour l’illustrer, je souhaitais ne proposer qu’une seule image, mais trouver une image résumant tout cela n’était pas évident du tout. J’ai donc décidé de partir sur le premier mot qui m’était venu à l’esprit en l’occurrence « pluie ».
En cherchant dans mes livres, j’ai trouvé une très belle image de Christophe Jacrot tirée de « Météores » son livre aux éditions Hartpon.
Christophe Jacrot s’est spécialisé dans cette approche photographique qui consiste à travailler par mauvais temps.
Oui oui, y en a qui aiment ça. Les vrais, les purs, les mordus… 

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L’image a été réalisée le soir, à Lisbonne.

Elle nous présente une silhouette féminine montant tranquillement une rue pavée. Elle ne semble pas être perturbée par cette pluie drue qui tombe et que la lumière en contre jour nous restitue parfaitement surtout sur les parties sombres de l’image. Remarquons au passage, les éclats très brillants des pavés, accentués précisément eux aussi par cette lumière.

Si nous regardons la partie de gauche, nous constatons que la façade frontale présente une dominante verte. En effet, elle est éclairée par une autre source de lumière, d’une température de couleur différente de celle qui vient du contrejour et qui venant précisément d’une autre direction n’est pas propice au « bon rendu » de la pluie. Etrangement, il ne semble pas pleuvoir de ce côte de l’image !

Si ensuite, nous regardons la fenêtre, nous voyons un espace intérieur bien au sec qui lui aussi est éclairé par une source lumineuse différente des deux autres. Ici pas de dominante, la lumière est blanche.
Nous voyons des objets, pas de personnage.
Est-ce un lieu déserté ? Un espace de travail ? Une pièce de vie ? Impossible de le dire.

Dans cette image, il y a le dedans et le dehors. L’inoccupé et l’habité.
Curieusement, c’est le dehors qui est habité, malgré l’intempérie.
Le dedans lui, est vidé. C’est étonnant !
Les deux éléments (fenêtre et silhouette) se situent très exactement dans deux points forts de l’image.
On ne peut s’empêcher de faire un rapprochement.
Et si la silhouette était celle de la personne qui vient de quitter le lieu et qui en partant a tout simplement oublié d’éteindre la lumière ?
La question est posée…

Marathon Photo – Opus 2 ->  » Tunnel « 

J’ai regardé dans ma liste (qui comporte bien plus que 50 mots) et cherché le nouveau mot pour cette deuxième semaine et je ne suis pas parvenu à me décider alors j’ai décidé de le tirer au sort et de mon chapeau est sorti le mot « TUNNEL ».

Pour l’illustrer, j’ai choisi cette photo très parlante de Michel Vanden Eeckhoudt (photographe belge de l’agence VU 1947 – 2015) tirée de son livre « Duo ».
C’est un hymne au Noir et Blanc, au négatif et au positif.
On y voit un personnage en silhouette se détachant sur fond clair et un graffiti en blanc se détachant sur fond sombre.
Les deux figures se répondent et s’opposent.
Un dialogue s’est installé.

La silhouette nous présente un homme avec une béquille, c’est un homme blessé qui s’avance vers la lumière.

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Le graffiti nous présente un personnage simplifié, tapi dans l’ombre, qui tient ce qui semble être une arme pointée (une mitraillette ?) dans la direction de la silhouette.
Toute une symbolique apparaît …
A l’opposé, si on se penche un peu attentivement sur la matière du mur, on voit apparaître le texte « Je t’aime » placé dans un axe qui va du personnage dessiné au personnage marchant comme si ces mots lui étaient adressés.
Un autre sens apparaît.
Cette fois on voit une histoire d’amour ; un cri lancé dans le vide par une figure dépitée et impuissante (les bars écartés) dans la direction d’une silhouette qui lui tourne le dos, indifférente…
C’est autre chose.

Marathon Photo – Opus 1 >> « Début »

Début janvier, le marathon est lancé !

« Début » sera le premier mot : un défi en forme de clin d’œil.

Parce qu’il faut bien commencer, que le jour est venu et que c’est le commencement, la première marche (et il y en a cinquante à monter), la ligne de départ …

Le début, c’est le chiffre 1, la lettre A, la naissance, la porte d’entrée, le premier pas, le germe etc.

Longue vie à ce marathon, le bébé vient de naître !

Exceptionnellement, je ne publierai pas de photo pour illustrer la thématique mais seulement ce commentaire.

J’espère que ce premier défi (pas évident) va susciter en vous l’envie de le relever et j’ai déjà hâte de voir ce que vous allez en faire…

Faites fonctionner vos méninges.